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Jean-Pierre Blazy pris en flagrant délit de tromperie

thumbnail of 20180310-CP-MensongeEuropaCity4Le maire de Gonesse a publié un communiqué particulièrement trompeur et malhonnête suite à l’annulation de l’arrêté créant la ZAC dite du « Triangle de Gonesse ». Face à ce revers juridique important, il voudrait laisser croire que le Tribunal Administratif a écarté nos associations sur des questions de fond :

« Dans la même décision, le tribunal s’est prononcé sur le fond en jugeant irrecevables les requêtes des associations « Vivre Mieux ensemble à Aulnay-Sous-Bois » (sic) et « Les amis de la confédération paysanne » qui estiment à tort que le projet est incompatible avec le Schéma directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) et avec le plan régional de l’agriculture durable de la Région Île-de-France. »

M. Blazy est pris en flagrant délit de publier l’exact contraire de la vérité !
En effet, chacun peut lire que les juges nous ont écartés uniquement pour des raisons de forme (suite à une phrase manquante dans nos statuts). Mais ceci est anecdotique car d’autres associations amies ont pris notre relais et gagné notre recours avec des arguments communs. Plus encore, le Tribunal a jugé que ce projet ne précisait pas assez l’impact environnemental et que cela avait pour effet de « nuire à l’information complète de la population » ou d’« exercer une influence sur la décision de l’autorité administrative ». Contrairement à ce que laisse croire M. Blazy, le Tribunal n’a nullement réfuté l’incompatibilité de la ZAC avec les plans et schémas régionaux que nous soulevons.

La tromperie de M. Blazy est-elle une manœuvre de plus pour cacher l’aberration environnementale de ce projet, telle que la pointe cette sanction du Tribunal ? S’il devait un jour y avoir appel de ce jugement défavorable pour M. Blazy, les juges apprécieront d’avoir eu leur parole ainsi déformée par le principal protagoniste de la ZAC.

À l’heure où certains pointent, parfois avec raison, les « fakes news » des réseaux sociaux, voici un élu de la République pris en flagrant délit de tenter de fabriquer une fausse information. Pourquoi Jean-Pierre Blazy est-il contraint de faire cette fuite en avant fallacieuse ? Quelles servitudes obligent un homme politique à devoir produire une telle manipulation pour défendre une pareille opération financière géante ?

Quelle que soit la raison profonde de cette tromperie scandaleuse, VME se réjouit de constater que le principal défenseur du bétonnage de la ZAC n’a plus d’arguments et rappelle avec force l’incompatibilité du projet avec le SDRIF.
Il est temps de considérer avec sérieux les alternatives durables et utiles comme le projet CARMA, afin de défendre l’avenir des habitants du territoire ?

Invitation le 15 février: Atelier de transition énergétique

thumbnail of rencontre_15_fevrier_2018Transition énergétique : que faire au quotidien ?

Atelier pour agir sans attendre l’État et encore moins EDF

L’énergie est un pilier de la transition écologique pour pouvoir assurer l’avenir de nos enfants. Mais les changements sont très lents à venir « par le haut » quand ils ne sont pas carrément freinés par des entreprises comme EDF, piégée dans le tout nucléaire.
Nous regarderons alors comment chacun peut se prendre en main pour commencer la transition énergétique sans attendre. Via des actions et astuces simples, jusqu’à des projets ambitieux, devenons ensemble dès aujourd’hui les acteurs de ce changement !
L’atelier-débat sera précédé d’un buffet participatif. Nous vous y attendons nombreux :
Jeudi 15 février 2018 à 19h45 salle Dumont en présence de Michel Vial, président d’Électrons solaires 93, coopérative d’énergie renouvelable citoyenne.
Soirée animée par Hervé Suaudeau, membre de VME, sociétaire d’Enercoop depuis 8 ans

Invitation le 18 janvier: Rencontre avec Remedium, dessinateur citoyen

De Titi Gnangnan aux Contes noirs du chien de la casse, l’auteur croque la vie politique et sociale locale.

thumbnail of rencontre_du_18_janvier-final.compressedRegard acéré à l’ironie noire, citoyenneté à la pointe du crayon, conteur de la vie d’un quartier du 93, Remedium est un dessinateur de plusieurs BD au style combatif. Il est né en Seine-Saint-Denis où il a choisi de devenir professeur des écoles en 2005. Il nous parlera de son œuvre, de ses dessins grinçants qui bouleversent le pouvoir local à Blanc-Mesnil, de son amour de la banlieue…
Le débat sera précédé d’un buffet participatif. Nous vous y attendons nombreux :

Jeudi 18 janvier 2018 à 19h45

Invitation le 14 décembre: « La poétique de la ville » Qualité de vie, qualité de ville

thumbnail of rencontre du 14 dec 2017.compressedÀ travers textes, chansons, photographies, nous vous proposerons un parcours urbain de la ville, de notre ville, de villes rêvées, des villes avec leurs caractères remarquables, inquiétants, poétiques, politiques, humains, masculins ou féminins, en transitions, en adaptations aux changements climatiques, faisant avec ou contre leurs habitants…

  • Comment rêvez-vous votre ville ? Comment l’aimons-nous ?
  • Quelle ville en 2040 ? pour qui ? comment ?
  • Et vous que faites-vous en ville ?

Comment vivez-vous les transformations de notre ville, de la place Camélinat au Galion, du canal au Vieux Pays…De Balagny au Gros Saule…
N’hésitez pas à venir avec une photo, un poème, une chanson qui parle de la ville, nous partagerons ensemble cette récolte poétique.

Jeudi 14 décembre 2017 à 19h30 salle Dumont, avec apéro coopératif.

Les Aulnaysiens découvrent que la municipalité ferme le centre de danse du Galion!

thumbnail of plaquetteMonoA5v3dL’association VME était présente devant chaque représentation du festival H2O avec un tract dénonçant la fermeture du centre de danse du Galion. Nombre d’Aulnaysiens découvraient la situation et réalisaient que selon toutes probabilité, qu’il n’y aurait plus d’autres édition du festival. Dans le plus grand silence, le centre de danse, est mis à mort par la municipalité. Après avoir tenté de démanteler totalement le CAP, une autre œuvre de Jean-Claude Abrioux, créé il y a 21 ans, allait être démantelée dès le 22 décembre 2017.

 

Fin des poursuites judiciaires contre des adhérents de VME

thumbnail of Com abandon poursuite judiciaure contre membre de VMECommuniqué de presse, Aulnay-sous-Bois le 23 novembre 2017

Aulnay-sous-Bois : fin des poursuites judiciaires contre des adhérents de VME* dénonçant la censure de la campagne de prévention contre le SIDA

Les débats doivent avoir lieu dans l’espace démocratique et non devant les tribunaux

La nouvelle est tombée dans l’après-midi de mercredi 22 novembre : le maire d’Aulnay a retiré sa plainte pour diffamation contre nos 7 colleurs d’affiches.
L’audience devait avoir lieu en ce 23 novembre, elle a été annulée. Nos deux ami-ê-s ardéchois co-accusés étaient déjà dans le train pour préparer avec nous l’audience.

Nous nous réjouissons de cette nouvelle qui marque le retour du débat dans l’espace démocratique qu’il n’aurait jamais dû quitter. Nous avons été particulièrement choqués par cette plainte qui judiciarisait le si nécessaire débat démocratique, dans ce qu’il a de désaccords, de conflits créateurs, de réflexions et d’avancées démocratiques.

Cette décision a été rendue possible grâce à la mobilisation de nombreu-se-s aulnaysien-ne-s, à l’interpellation de l’équipe municipale et à une médiation réussie avec le maire…

Nous n’oublions pas non plus que d’autres citoyen-nes sont victimes de procédures judiciaires, y compris sur ce sujet de la condamnation de la censure de la campagne de prévention du SIDA. La liberté d’expression doit être partout défendue.
Nous souhaitons l’abandon de toutes les procédures engagées et l’instauration d’un débat entre élu-e-s et citoyens approfondi, exigeant et respectueux.

Notre association est porteuse d’exigences démocratiques et poursuivra son action pour un débat citoyen de qualité et une ville apaisée.

Pour le comité d’animation,

Alain Amédro

* Pour avoir voulu informer la population de cette censure, des sympathisant-e-s de notre association ont été arrêtés par la police municipale et faisaient l’objet d’une plainte en diffamation par le maire.

« Arrêtons les Frais ! »

thumbnail of 20171115-ArretonsLesFraisCensure de la campagne de prévention contre le SIDA : la justice donne tort au maire d’Aulnay-sous-Bois. Vivre Mieux Ensemble demande la fin des attaques en justice par le maire de ses sympathisants.

Pour avoir voulu informer la population de cette censure, des sympathisant-e-s de notre association ont été arrêtés par la police municipale et font aujourd’hui l’objet d’une plainte en diffamation par le maire. Ces habitants devront s’endetter de plusieurs milliers d’euros ou faire appel à la solidarité pour faire face à une attaque financée avec l’argent des contribuables aulnaysiens.

VME a en effet dénoncé avec responsabilité et exigence cette censure du maire d’Aulnay, désapprouvée par la justice, et a appelé à une réunion publique d’information sur la réalité, encore dramatique, de l’épidémie de SIDA et sur les conséquences alarmantes de l’homophobie dans notre pays.

Le tribunal a en effet estimé dans sa décision « qu’il n’était pas démontré que la campagne d’affichage, qui obéissait à un objectif de protection de la santé publique, était de nature à provoquer dans la commune des troubles à l’ordre public ». Il a aussi considéré que « le caractère immoral de ces affiches et le danger qu’elles étaient susceptibles de présenter pour les mineurs, à les supposer établis, ne pouvaient justifier légalement l’interdiction totale de tout affichage sur le territoire de la commune ».

Nous demandons donc solennellement à Monsieur Beschizza de mettre fin à ses attaques judiciaires, d’arrêter sans attendre les frais ! La qualité du débat démocratique, la faculté d’informer et de critiquer sont de droit en démocratie.
Nous l’invitons à retrouver les voies du dialogue avec les citoyen-ne-s aulnaysien-ne-s, qu’ils soient ou qu’elles soient blogueur-e-s, acteurs et actrices associatifs ou militant-e-s politiques… Le débat ne doit pas avoir lieu devant les tribunaux mais devant les aulnaysien-ne-s.

C’est la recette d’une ville apaisée !

Invitation le 16 novembre: La « tchatche » et le rire, de nouvelles formes d’apprentissage ?

thumbnail of rencontre_du_16_nov2017Rencontre avec une professeure du lycée Voillaume, auteure de deux ouvrages consacrés à ses élèves
À travers ses deux ouvrages, Lol est aussi un palindrome et Figures stylées, Mathilde Levesque nous parlera de son métier, des représentations associées aux enseignants et aux élèves de banlieue et des projets menés au lycée pour garantir la réussite de tous.
Le débat commencera par un buffet participatif. Nous vous y attendons nombreux : adhérents, parents, professeurs, élèves et citoyens.

Jeudi 16 novembre 2017 à 19h45 salle Dumont
en présence de
Mathilde Levesque professeure au lycée Voillaume et auteure

Europacity: VME présent au conseil municipal de Gonesse

Les membres de VME étaient présents au conseil municipal de Gonesse du 25 septembre 2017 qui a voté la révision du PLU de la ville autorisant le grand projet nuisible Europacity.

Les membres de notre association, auprès du CPTG, ont aidé à pointer le mode développement anachronique du projet, l’existence d’alternatives comme CARMA, et dénoncer les affirmations des élus transformant la réalité [1]  ou usant du mépris [2] pour faire avaler la pilule.

Vous pouvez retrouver un article du Parisien qui donne écho à cette mobilisation:

[1] Petit florilège de cette transformation de la réalité :

  • « Europacity n’est pas un centre commercial » alors que 500 boutiques sont prévues
  • « EuropaCity aura un impact limité sur les surfaces commerciales alentour » ou « Gonesse « sous dotée en centre commerciaux » alors que le projet est mitoyen de 3 centres commerciaux régionaux et que le taux de vacance commerciale Est 95 / Nord 93 est de 14% (source CCI)).
  • « L’avis de Terres d’Envol sur la révision du PLU est considéré comme réservé, donc pas défavorable« 
  • « Le SDRIF recommande d’urbaniser le Triangle de Gonesse » (en réalité le SDRIF autorise l’urbanisation sous conditions du Triangle de Gonesse, mais ne la prescrit pas. Il préconise par contre la maîtrise de l’étalement urbain)

[2] Quelques exemples d’arguments méprisants utilisés par les promoteurs d’Europacity :

  • « les non-Gonessiens qui ont exprimé un avis défavorable à la révision du PLU de Gonesse ne savaient pas localiser la ville » (Sauf que pendant l’enquête publique / révision PLU il y avait 145 signatures pour et 1583 contre en ligne + 1012 sur papier dont 370 de Gonessiens)
  • « Les agriculteurs du triangle de Gonesse sont des pollueurs, exploiteurs« 
  • « Les opposants sont des bobos parisiens« 

VME demande que l’avenue Schueller soit débaptisée

thumbnail of 2017-09-26-CP-EugeneSchuellerAulnay possède encore une rue à la gloire d’un sympathisant des Nazis

La mort de Liliane Bettencourt remet à l’actualité les activités de son père, Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal, que notre ville est la dernière à honorer par le nom d’une ses voies (une avenue et un passage à son nom).

Il est temps désormais de renouveler à Bruno Beschizza, la demande déjà faite par André Cuzon auprès de Gérard Gaudron et Gérard Ségura [1], mais repoussée face aux pressions du groupe L’Oréal dont Liliane Bettencourt, veuve de l’ancien antisémite notoire André Bettencourt, possédait les principaux droits de vote au conseil d’administration.

Nul ne peut désormais ignorer qu’il est reproché à Eugène Schueller d’avoir été militant pro-nazi, d’avoir mis ses moyens personnels et financiers à disposition de la Cagoule, groupe violent fasciste [2] , et d’avoir organisé des réunions de ce groupe au siège de L’Oréal à Paris.
Nul ne peut désormais ignorer que Eugène Schueller, bien qu’ayant réussi à échapper aux sanctions après la guerre, est accusé d’avoir recyclé nombre d’acteurs de la collaboration nazie et cagoulards après la Libération à des postes de directeurs, qu’ils eussent été en prison ou non [3].
Nul ne peut désormais ignorer que le groupe fondé par Eugène Schueller aurait fait construire son siège allemand à Karlsruhe sur un terrain spolié à une famille juive en versant des dommages de guerre aux nazis qui avaient opéré la spoliation [4].
Nul ne peut ignorer que le groupe L’Oréal avait lui-même admis dès 2001, comme le rapporte le magasine Times, que son fondateur était « un fasciste antisémite » [5].

En cette période où nous devons lutter plus que jamais contre les discriminations, notre ville doit se construire un avenir loin de personnes au passé notoirement antisémite. Il est donc l’heure pour le maire d’être celui qui fera entrer notre ville dans le refus de l’amnésie de l’histoire.

NB: Voir les références historiques dans le PDF joint.

[1] « André Cuzon : avenue Eugène Schueller à Aulnay-sous-Bois, les assassins sont toujours à l’honneur 75 ans après » sur MonAulnay.com
[2] Parmi les activités criminelles perpétrées par La Cagoule, mentionnons le transport d’armes à feu, l’assassinat d’un ancien ministre et l’explosion de six synagogues.
[3] Parmi lesquels Jacques Corrèze qui devient à sa sortie de prison après 1949 haut cadre de divers sociétés du groupe L’Oréal. Selon Serge Klarsfeld L’Oréal, était devenue « une usine conçue pour recycler l’extrême droite » en recherche respectabilité à l’après-guerre.
[4] La cour Européenne des droits de l’Homme doit statuer sur cette affaire depuis 2007.
[5] « Business Notes Scandal L’Oreal’s ». Time. 24 June 2001.