Archives pour la catégorie discriminations

« Arrêtons les Frais ! »

thumbnail of 20171115-ArretonsLesFraisCensure de la campagne de prévention contre le SIDA : la justice donne tort au maire d’Aulnay-sous-Bois. Vivre Mieux Ensemble demande la fin des attaques en justice par le maire de ses sympathisants.

Pour avoir voulu informer la population de cette censure, des sympathisant-e-s de notre association ont été arrêtés par la police municipale et font aujourd’hui l’objet d’une plainte en diffamation par le maire. Ces habitants devront s’endetter de plusieurs milliers d’euros ou faire appel à la solidarité pour faire face à une attaque financée avec l’argent des contribuables aulnaysiens.

VME a en effet dénoncé avec responsabilité et exigence cette censure du maire d’Aulnay, désapprouvée par la justice, et a appelé à une réunion publique d’information sur la réalité, encore dramatique, de l’épidémie de SIDA et sur les conséquences alarmantes de l’homophobie dans notre pays.

Le tribunal a en effet estimé dans sa décision « qu’il n’était pas démontré que la campagne d’affichage, qui obéissait à un objectif de protection de la santé publique, était de nature à provoquer dans la commune des troubles à l’ordre public ». Il a aussi considéré que « le caractère immoral de ces affiches et le danger qu’elles étaient susceptibles de présenter pour les mineurs, à les supposer établis, ne pouvaient justifier légalement l’interdiction totale de tout affichage sur le territoire de la commune ».

Nous demandons donc solennellement à Monsieur Beschizza de mettre fin à ses attaques judiciaires, d’arrêter sans attendre les frais ! La qualité du débat démocratique, la faculté d’informer et de critiquer sont de droit en démocratie.
Nous l’invitons à retrouver les voies du dialogue avec les citoyen-ne-s aulnaysien-ne-s, qu’ils soient ou qu’elles soient blogueur-e-s, acteurs et actrices associatifs ou militant-e-s politiques… Le débat ne doit pas avoir lieu devant les tribunaux mais devant les aulnaysien-ne-s.

C’est la recette d’une ville apaisée !

VME demande que l’avenue Schueller soit débaptisée

thumbnail of 2017-09-26-CP-EugeneSchuellerAulnay possède encore une rue à la gloire d’un sympathisant des Nazis

La mort de Liliane Bettencourt remet à l’actualité les activités de son père, Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal, que notre ville est la dernière à honorer par le nom d’une ses voies (une avenue et un passage à son nom).

Il est temps désormais de renouveler à Bruno Beschizza, la demande déjà faite par André Cuzon auprès de Gérard Gaudron et Gérard Ségura [1], mais repoussée face aux pressions du groupe L’Oréal dont Liliane Bettencourt, veuve de l’ancien antisémite notoire André Bettencourt, possédait les principaux droits de vote au conseil d’administration.

Nul ne peut désormais ignorer qu’il est reproché à Eugène Schueller d’avoir été militant pro-nazi, d’avoir mis ses moyens personnels et financiers à disposition de la Cagoule, groupe violent fasciste [2] , et d’avoir organisé des réunions de ce groupe au siège de L’Oréal à Paris.
Nul ne peut désormais ignorer que Eugène Schueller, bien qu’ayant réussi à échapper aux sanctions après la guerre, est accusé d’avoir recyclé nombre d’acteurs de la collaboration nazie et cagoulards après la Libération à des postes de directeurs, qu’ils eussent été en prison ou non [3].
Nul ne peut désormais ignorer que le groupe fondé par Eugène Schueller aurait fait construire son siège allemand à Karlsruhe sur un terrain spolié à une famille juive en versant des dommages de guerre aux nazis qui avaient opéré la spoliation [4].
Nul ne peut ignorer que le groupe L’Oréal avait lui-même admis dès 2001, comme le rapporte le magasine Times, que son fondateur était « un fasciste antisémite » [5].

En cette période où nous devons lutter plus que jamais contre les discriminations, notre ville doit se construire un avenir loin de personnes au passé notoirement antisémite. Il est donc l’heure pour le maire d’être celui qui fera entrer notre ville dans le refus de l’amnésie de l’histoire.

NB: Voir les références historiques dans le PDF joint.

[1] « André Cuzon : avenue Eugène Schueller à Aulnay-sous-Bois, les assassins sont toujours à l’honneur 75 ans après » sur MonAulnay.com
[2] Parmi les activités criminelles perpétrées par La Cagoule, mentionnons le transport d’armes à feu, l’assassinat d’un ancien ministre et l’explosion de six synagogues.
[3] Parmi lesquels Jacques Corrèze qui devient à sa sortie de prison après 1949 haut cadre de divers sociétés du groupe L’Oréal. Selon Serge Klarsfeld L’Oréal, était devenue « une usine conçue pour recycler l’extrême droite » en recherche respectabilité à l’après-guerre.
[4] La cour Européenne des droits de l’Homme doit statuer sur cette affaire depuis 2007.
[5] « Business Notes Scandal L’Oreal’s ». Time. 24 June 2001.

Invitation le 21 septembre : Homophobie, où en est-on ?

thumbnail of rencontre du 21 septembre 2017V2Présentation du rapport annuel de SOS Homophobie, point sur les mobilisations,
en présence de
Sylvie Gras, Déléguée IDF de SOS Homophobie
Près d’un an après la grande soirée de lutte contre l’homophobie que notre association a organisé, il est important de faire le point. Le nom de notre commune avait été associé à une opération de communication politicienne de censure d’une campagne de prévention contre le VIH à destination des homosexuels. Pour l’avoir dit et affiché dans notre ville, des citoyens ont été arrêtés, leurs affiches confisquées par la police municipale et leurs ennuis ne semblent pas finis. Ces événements participent d’un climat de rejet et d’exclusion et détournent de la lutte contre les discriminations que vivent les homosexuels au quotidien.
À l’occasion de la publication du rapport annuel de SOS Homophobie nous vous invitons à venir dialoguer et échanger sur les conséquences humaines, sanitaires, psychologiques et politiques de telles décisions.

Jeudi 21 septembre 2017 à 19h30
Salle Dumont,
Parc Dumont, face à la gare RER d’Aulnay-sous-Bois (sortie place Charles de Gaulle)

Invitation le 13 avril : Ma mère patrie, face aux attentats restons unis

thumbnail of rencontre du 13 avril 2017bLe 14 juillet 2016, sur la promenade des Anglais, Fatima Charrihi meurt. C’est la première victime de l’attentat terroriste de Nice qui fera 86 morts. Le drame.
Hanane Charrihi, sa fille, choisit les mots qui apaisent pour entamer son deuil. Cette préparatrice en pharmacie de 27 ans est française, aulnaysienne et musulmane. Elle rend un bel hommage à sa mère dans son livre Ma Mère patrie, écrit avec la journaliste Elena Brunet.
Elle raconte ce drame avec finesse, intelligence et émotion, parlant de sa mère aimante, attentive, exigeante aussi. Nous rentrons ainsi dans l’histoire d’une famille française, dans son parcours du Haut Atlas marocain à Nice, son profond attachement à la France, sa pratique de l’islam. Nous découvrons son refus de la violence, de sa souffrance face aux amalgames et à la haine dont elle a été victime mais aussi de nombreux élans de solidarité… Elle transmet un message de paix, de tolérance et un espoir d’unité. Nous vous invitons à rencontrer :

Jeudi 13 avril 2017 à 19h45 salle Dumont
Hanane Charrihi et Elena Brunet
Auteures de :
Ma mère patrie
Face aux attentats restons unis

Invitation : Toutes citoyennes ?

Atelier-débat sur les femmes dans la République : avons-nous toutes et tous la même représentation ?

thumbnail of rencontre du 9 mars 2017Souvent perçu de façon uniforme, le féminisme ou les féminismes représenteraient l’ensemble des mouvements qui visent à défendre les droits fondamentaux des femmes dans leurs diversités et leurs spécificités. Afin de discuter et réfléchir sur la place des femmes en France, de leurs histoires et de leurs représentations, notamment sous l’angle de la citoyenneté, nous avons le plaisir de recevoir Leïla Alaouf, ainsi que Thomas Branthôme. Dans ce contexte de promotion de la parité, les inégalités homme-femme persistent pourtant. Quelles solutions permettraient de lutter efficacement contre ces discriminations ? Avons-nous toutes et tous le même point de vue ?

Jeudi 9 mars 2017 à 19h30 salle Dumont

avec :

  • Leïla Alaouf
    Écrivaine, féministe et militante antiraciste.
  • Thomas Branthôme
    Maître de conférences en histoire du droit et des idées politiques à l’Université Paris-V

Invitation: Pourquoi et comment lutter contre l’homophobie ?

thumbnail of rencontre-du-8-decembre-2016-v2Soirée d’échanges et de dialogues
Jeudi 8 décembre 2016 à 19h30 Salle Dumont,
Parc Dumont, face à la gare RER d’Aulnay-sous-Bois (sortie place Charles de Gaulle)

Le nom de notre commune a encore été associé à une opération de communication politicienne dangereuse de la part du maire. Une campagne de prévention contre le VIH à destination des homosexuels a été interdite par arrêté municipal. Nous refusons qu’une campagne destinée à sauver des vies soit ainsi censurée. Pour l’avoir dit et affiché dans notre ville, des citoyens ont été arrêtés, leurs affiches confisquées par la police municipale. Ces événements participent d’un climat de rejet et d’exclusion.
Pour notre part, nous vous invitons à venir dialoguer avec trois experts pour échanger sur les conséquences humaines, sanitaires, psychologiques et politiques de telles décisions :

  • Matthieu Lafaurie, Infectiologue à l’hôpital Saint-Louis, nous parlera de l’importance de la prévention des maladies sexuellement transmissibles et de cette campagne en particulier,
  • Sylvie Gras, Déléguée IDF de SOS Homophobie fera un point sur les différents aspects de l’homophobie dans notre pays et nous expliquera les conséquences des interdictions de cette campagne sur des hommes et femmes qui se sentent rejetés,
  • Françoise Dumont, Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme, approfondira le caractère discriminatoire de l’interdiction de ces affiches et le détournement de la police municipale de ses missions d’intérêt général pour défendre une politique partisane et électoraliste.

19h30 – Apéritif convivial participatif (chacun-e est invité-e – s’il en a la possibilité- à apporter à manger et à boire)
20H00 – 21h45 – Présentation, interventions des invités et échanges.

Des habitants luttant contre l’homophobie arrêtés à Aulnay-sous-Bois!

Hier soir, des habitants qui informaient contre l’homophobie, ont été arrêtés par la police municipale. Ils collaient avec du scotch repositionnable des affiches annonçant la tenue d’une réunion publique contre l’homophobie le 8 décembre à Aulnay-sous-Bois salle Dumont. Huit policiers municipaux armés de flash-balls, ont appréhendé et emmené au commissariat de la police nationale cinq habitants après les avoir fouillés.

Les agents municipaux, sans préciser la nature du délit éventuel, ont demandé à plusieurs reprises qui était membre de l’association invitant sur l’affiche à une soirée consacrée à l’homophobie. Les stocks d’affiches annonçant cet événement, qui manifestement ne plaît pas au maire Bruno Beschizza, ont été confisqués et ont été qualifiés d’« objet du délit » (sic) par la police municipale.

Les policiers municipaux étaient clairement mandatés par le maire, comme l’a souligné un policier national, après des manifestations de lassitude envers les policiers municipaux.

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Arrêté anti-affichage : censurons l’homophobie, pas la prévention !

L’association Vivre Mieux Ensemble refuse qu’Aulnay devienne le symbole de la discrimination.

Dans une ville qui souffre trop souvent d’une image négative, le nom de notre commune a encore été associé à une opération de communication politicienne dégradante. L’arrêté anti-affichage du maire provoque un climat de rejet et d’exclusion homophobe. Rappelons que l’homophobie conduit à de nombreuses agressions et constitue l’une des principales causes de suicide chez les adolescents.

Nous refusons que notre ville devienne le symbole de la discrimination ! Nous proposons donc une soirée contre l’homophobie le jeudi 8 décembre 2016 à 19h30, à Aulnay-sous-Bois (salle Dumont, parc Dumont, face à la gare RER). Nous devons porter ensemble des actions fortes pour faire cesser ce climat homophobe, cause d’insécurité.

En guise de symbole, nous avons décidé de censurer l’image du maire sur tous les panneaux municipaux de la ville :

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VME rassuré de voir le maire sanctionné par la justice pour ses arrêtés anti-mendicité

Le maire d’Aulnay-sous-Bois vient d’être sanctionné par la justice[1] pour ses deux arrêtés[2] contre lesquels notre association avait mené des actions[3]. Vivre Mieux Ensemble à Aulnay-sous-Bois remercie ceux qui ont porté en justice[4] ces arrêtés liberticides qui viennent d’être annulés par le tribunal.

Cette sanction porte aussi sur les élus de la majorité que notre association avait interpellés individuellement. Un courrier remis personnellement[5] rappelait leur responsabilité individuelle d’élus dans cette indigne chasse aux pauvres. Aucun ne s’était désolidarisé lors de la présentation de ces arrêtés en Conseil Municipal. Nous leur rappelons que se taire, se soumettre aux consignes d’appareils et renoncer à son libre arbitre pour valider des décisions illégitimes et illégales, alimentera forcément le fossé qui existe entre les élus et la population.

Nous rappelons aussi que ces arrêtés s’attaquent aux droits des plus fragiles et stigmatisent les plus précaires. Ils servent surtout à alimenter la posture nationale d’un maire en mal de médiatisation, sans apporter la moindre réponse aux problèmes de pauvreté des Aulnaysiens.

La stigmatisation des victimes est contraire aux valeurs républicaines, elle conduit toujours à la négation du Vivre Ensemble. La devise de notre République s’applique à tous les Aulnaysiens : Liberté Égalité et Fraternité !

Luttons contre la pauvreté, pas contre les pauvres !

Notes et références:

  1. Décisions à télécharger ici et .
  2. Second arrêté à télécharger ici
  3. L’association avait organisé une action de distribution de mendiants sur les marchés d’Aulnay en mai dernier
  4. La LDH pour les deux recours, et la FNARS et le conseiller municipal Miguel Hernandez pour le premier recours.
  5. Pour télécharger les 42 courriers, lien ici.

« Ne soyez pas complice de la chasse aux pauvres! »

Nouvel arrêté anti-mendicité à Aulnay-sous-Bois:

Vivre Mieux Ensemble interpelle individuellement chaque élu de la majorité à ne plus être complice

Aulnay-sous-Bois le 15 octobre 2014:

Le maire d’Aulnay-sous-Bois présente ce soir un second arrêté anti-mendicité au conseil municipal. Il présente des aspects encore plus liberticides et discriminatoires que le premier (Interdiction de l’occupation abusive et prolongée d’un lieu et station assise et allongée proscrite.) contre lequel l’association Vivre Mieux Ensemble avait déjà protesté. Aucune réaction des conseillers de la majorité n’avait eu lieu lors du premier arrêté, pour le second, aucun élu ne pourra se réfugier derrière l’ignorance. En effet l’association leur a remis personnellement un courrier dans lequel elle leur rappelle leur responsabilité individuelle dans cette indigne chasse aux pauvres.

Cet arrêté s’attaque aux droits des plus fragiles et stigmatise les plus précaires. Il sert surtout à alimenter la posture nationale d’un maire en mal de médiatisation, sans apporter la moindre réponse aux problèmes de pauvreté des Aulnaysiens. Vivre mieux ensemble appelle chaque élu à demander publiquement au maire d’Aulnay-sous-Bois de renoncer à cet arrêté injuste et ainsi de se désolidariser de cet acte personnel pour ne pas en être complice.

Se taire, se soumettre aux consignes d’appareils et renoncer à son libre arbitre, alimentera forcément le fossé qui existe entre les élus et la population et sert au final le discours de l’extrême-droite : tous dans le même sac !

Tous les Aulnaysiens doivent compter de la même façon : Liberté Égalité et Fraternité !

Luttons contre la pauvreté, pas contre les pauvres !