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Un appel au dialogue et à la médiation

Lettre commune d’Aulnay Environnement et Vivre Mieux Ensemble à Aulnay-sous-Bois

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Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.

Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.

Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…

Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…

La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.

Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.

Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.

Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?

Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD Aulnay Environnement

Jean-Pierre Blazy pris en flagrant délit de tromperie

thumbnail of 20180310-CP-MensongeEuropaCity4Le maire de Gonesse a publié un communiqué particulièrement trompeur et malhonnête suite à l’annulation de l’arrêté créant la ZAC dite du « Triangle de Gonesse ». Face à ce revers juridique important, il voudrait laisser croire que le Tribunal Administratif a écarté nos associations sur des questions de fond :

« Dans la même décision, le tribunal s’est prononcé sur le fond en jugeant irrecevables les requêtes des associations « Vivre Mieux ensemble à Aulnay-Sous-Bois » (sic) et « Les amis de la confédération paysanne » qui estiment à tort que le projet est incompatible avec le Schéma directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) et avec le plan régional de l’agriculture durable de la Région Île-de-France. »

M. Blazy est pris en flagrant délit de publier l’exact contraire de la vérité !
En effet, chacun peut lire que les juges nous ont écartés uniquement pour des raisons de forme (suite à une phrase manquante dans nos statuts). Mais ceci est anecdotique car d’autres associations amies ont pris notre relais et gagné notre recours avec des arguments communs. Plus encore, le Tribunal a jugé que ce projet ne précisait pas assez l’impact environnemental et que cela avait pour effet de « nuire à l’information complète de la population » ou d’« exercer une influence sur la décision de l’autorité administrative ». Contrairement à ce que laisse croire M. Blazy, le Tribunal n’a nullement réfuté l’incompatibilité de la ZAC avec les plans et schémas régionaux que nous soulevons.

La tromperie de M. Blazy est-elle une manœuvre de plus pour cacher l’aberration environnementale de ce projet, telle que la pointe cette sanction du Tribunal ? S’il devait un jour y avoir appel de ce jugement défavorable pour M. Blazy, les juges apprécieront d’avoir eu leur parole ainsi déformée par le principal protagoniste de la ZAC.

À l’heure où certains pointent, parfois avec raison, les « fakes news » des réseaux sociaux, voici un élu de la République pris en flagrant délit de tenter de fabriquer une fausse information. Pourquoi Jean-Pierre Blazy est-il contraint de faire cette fuite en avant fallacieuse ? Quelles servitudes obligent un homme politique à devoir produire une telle manipulation pour défendre une pareille opération financière géante ?

Quelle que soit la raison profonde de cette tromperie scandaleuse, VME se réjouit de constater que le principal défenseur du bétonnage de la ZAC n’a plus d’arguments et rappelle avec force l’incompatibilité du projet avec le SDRIF.
Il est temps de considérer avec sérieux les alternatives durables et utiles comme le projet CARMA, afin de défendre l’avenir des habitants du territoire ?

Fin des poursuites judiciaires contre des adhérents de VME

thumbnail of Com abandon poursuite judiciaure contre membre de VMECommuniqué de presse, Aulnay-sous-Bois le 23 novembre 2017

Aulnay-sous-Bois : fin des poursuites judiciaires contre des adhérents de VME* dénonçant la censure de la campagne de prévention contre le SIDA

Les débats doivent avoir lieu dans l’espace démocratique et non devant les tribunaux

La nouvelle est tombée dans l’après-midi de mercredi 22 novembre : le maire d’Aulnay a retiré sa plainte pour diffamation contre nos 7 colleurs d’affiches.
L’audience devait avoir lieu en ce 23 novembre, elle a été annulée. Nos deux ami-ê-s ardéchois co-accusés étaient déjà dans le train pour préparer avec nous l’audience.

Nous nous réjouissons de cette nouvelle qui marque le retour du débat dans l’espace démocratique qu’il n’aurait jamais dû quitter. Nous avons été particulièrement choqués par cette plainte qui judiciarisait le si nécessaire débat démocratique, dans ce qu’il a de désaccords, de conflits créateurs, de réflexions et d’avancées démocratiques.

Cette décision a été rendue possible grâce à la mobilisation de nombreu-se-s aulnaysien-ne-s, à l’interpellation de l’équipe municipale et à une médiation réussie avec le maire…

Nous n’oublions pas non plus que d’autres citoyen-nes sont victimes de procédures judiciaires, y compris sur ce sujet de la condamnation de la censure de la campagne de prévention du SIDA. La liberté d’expression doit être partout défendue.
Nous souhaitons l’abandon de toutes les procédures engagées et l’instauration d’un débat entre élu-e-s et citoyens approfondi, exigeant et respectueux.

Notre association est porteuse d’exigences démocratiques et poursuivra son action pour un débat citoyen de qualité et une ville apaisée.

Pour le comité d’animation,

Alain Amédro

* Pour avoir voulu informer la population de cette censure, des sympathisant-e-s de notre association ont été arrêtés par la police municipale et faisaient l’objet d’une plainte en diffamation par le maire.

« Arrêtons les Frais ! »

thumbnail of 20171115-ArretonsLesFraisCensure de la campagne de prévention contre le SIDA : la justice donne tort au maire d’Aulnay-sous-Bois. Vivre Mieux Ensemble demande la fin des attaques en justice par le maire de ses sympathisants.

Pour avoir voulu informer la population de cette censure, des sympathisant-e-s de notre association ont été arrêtés par la police municipale et font aujourd’hui l’objet d’une plainte en diffamation par le maire. Ces habitants devront s’endetter de plusieurs milliers d’euros ou faire appel à la solidarité pour faire face à une attaque financée avec l’argent des contribuables aulnaysiens.

VME a en effet dénoncé avec responsabilité et exigence cette censure du maire d’Aulnay, désapprouvée par la justice, et a appelé à une réunion publique d’information sur la réalité, encore dramatique, de l’épidémie de SIDA et sur les conséquences alarmantes de l’homophobie dans notre pays.

Le tribunal a en effet estimé dans sa décision « qu’il n’était pas démontré que la campagne d’affichage, qui obéissait à un objectif de protection de la santé publique, était de nature à provoquer dans la commune des troubles à l’ordre public ». Il a aussi considéré que « le caractère immoral de ces affiches et le danger qu’elles étaient susceptibles de présenter pour les mineurs, à les supposer établis, ne pouvaient justifier légalement l’interdiction totale de tout affichage sur le territoire de la commune ».

Nous demandons donc solennellement à Monsieur Beschizza de mettre fin à ses attaques judiciaires, d’arrêter sans attendre les frais ! La qualité du débat démocratique, la faculté d’informer et de critiquer sont de droit en démocratie.
Nous l’invitons à retrouver les voies du dialogue avec les citoyen-ne-s aulnaysien-ne-s, qu’ils soient ou qu’elles soient blogueur-e-s, acteurs et actrices associatifs ou militant-e-s politiques… Le débat ne doit pas avoir lieu devant les tribunaux mais devant les aulnaysien-ne-s.

C’est la recette d’une ville apaisée !

VME demande que l’avenue Schueller soit débaptisée

thumbnail of 2017-09-26-CP-EugeneSchuellerAulnay possède encore une rue à la gloire d’un sympathisant des Nazis

La mort de Liliane Bettencourt remet à l’actualité les activités de son père, Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal, que notre ville est la dernière à honorer par le nom d’une ses voies (une avenue et un passage à son nom).

Il est temps désormais de renouveler à Bruno Beschizza, la demande déjà faite par André Cuzon auprès de Gérard Gaudron et Gérard Ségura [1], mais repoussée face aux pressions du groupe L’Oréal dont Liliane Bettencourt, veuve de l’ancien antisémite notoire André Bettencourt, possédait les principaux droits de vote au conseil d’administration.

Nul ne peut désormais ignorer qu’il est reproché à Eugène Schueller d’avoir été militant pro-nazi, d’avoir mis ses moyens personnels et financiers à disposition de la Cagoule, groupe violent fasciste [2] , et d’avoir organisé des réunions de ce groupe au siège de L’Oréal à Paris.
Nul ne peut désormais ignorer que Eugène Schueller, bien qu’ayant réussi à échapper aux sanctions après la guerre, est accusé d’avoir recyclé nombre d’acteurs de la collaboration nazie et cagoulards après la Libération à des postes de directeurs, qu’ils eussent été en prison ou non [3].
Nul ne peut désormais ignorer que le groupe fondé par Eugène Schueller aurait fait construire son siège allemand à Karlsruhe sur un terrain spolié à une famille juive en versant des dommages de guerre aux nazis qui avaient opéré la spoliation [4].
Nul ne peut ignorer que le groupe L’Oréal avait lui-même admis dès 2001, comme le rapporte le magasine Times, que son fondateur était « un fasciste antisémite » [5].

En cette période où nous devons lutter plus que jamais contre les discriminations, notre ville doit se construire un avenir loin de personnes au passé notoirement antisémite. Il est donc l’heure pour le maire d’être celui qui fera entrer notre ville dans le refus de l’amnésie de l’histoire.

NB: Voir les références historiques dans le PDF joint.

[1] « André Cuzon : avenue Eugène Schueller à Aulnay-sous-Bois, les assassins sont toujours à l’honneur 75 ans après » sur MonAulnay.com
[2] Parmi les activités criminelles perpétrées par La Cagoule, mentionnons le transport d’armes à feu, l’assassinat d’un ancien ministre et l’explosion de six synagogues.
[3] Parmi lesquels Jacques Corrèze qui devient à sa sortie de prison après 1949 haut cadre de divers sociétés du groupe L’Oréal. Selon Serge Klarsfeld L’Oréal, était devenue « une usine conçue pour recycler l’extrême droite » en recherche respectabilité à l’après-guerre.
[4] La cour Européenne des droits de l’Homme doit statuer sur cette affaire depuis 2007.
[5] « Business Notes Scandal L’Oreal’s ». Time. 24 June 2001.

Le maire aurait-il peur de canards gonflables ?

Aulnay-sous-Bois le 28 juin 2017:

Le maire d’Aulnay-sous-Bois, tente d’empêcher une manifestation familiale festive (« apéro-pique-nique nautique ») qui ne faisait que demander l’ouverture des bassins extérieurs de la piscine municipale.

Dans une lettre portée hier à 23h25 par des policiers municipaux en armes au président de notre association, Bruno Beschizza nous indique que les jardins de l’Hôtel de Ville ne sont pas ouverts à ce type d’activités familiales et pacifiques. Il nous propose de nous réunir sur un endroit bien plus adapté pour un pique-nique… le bitume du parking du centre administratif !

thumbnail of 2017-06-28-CP-finalLes jardins de l’Hôtel de Ville, notre maison commune, ne seraient donc pas accessibles… Le dossier piscine doit sans doute continuer à rester symboliquement à distance des élus comme c’est le cas depuis 3 ans.

Pas de bol pour le maire embarrassé par quelques objets de natation gonflables, la manifestation soutenue par 10 organisations, est autorisée par la préfecture de 18h45 à 21h. Notre association, comme les autres, ne compte donc pas rester au bord du bassin…

Libérons notre maire de ses peurs nautiques en venant nombreux pour dire oui à l’ouverture des bassins extérieurs !

 

Chaleur étouffante : l’ouverture des bassins extérieurs de la piscine devient une urgence !

VME participe à l’action de plusieurs associations pour revendiquer l’ouverture de la piscine et invite les Aulnaysiens à un apéro-pique-nique festif et nautique mercredi 28 avec serviette de plage, tongs… pour exiger fraîcheur et détente ! Nous procéderons en musique à l’inauguration d’Aulnay-plage juste avant le conseil municipal.

Rendez-vous le mercredi 28 à 18h45 dans les jardins de l’hôtel de ville.

En effet, depuis bientôt 3 ans la plus grande piscine du département est fermée. Selon les propres services techniques de la ville (rapport interne du 22 avril 2015.), il était pourtant possible de rouvrir un équipement entièrement rénové dès début 2017. En attendant, nous pensons – comme d’autres – qu’il est réalisable d’ouvrir les bassins extérieurs rapidement (avec un accès aux personnes à mobilité réduites).

Cet équipement n’est pas optionnel dans l’un des départements où les enfants savent le moins nager et dans une ville où l’offre pour la jeunesse a été notablement réduite, particulièrement en été.

Appel au maintien au calme et soutien à Théo et sa famille

Nos associations citoyennes expriment toute leur solidarité à Théo, violemment agressé par des individus appartenant à la Police ainsi qu’à sa famille. Nous restons très vigilants aux suites données à cette affaire et dans la durée afin que nous puissions retrouver confiance en notre Police dont le but est de nous protéger et non de nous mettre en danger.

Nous dénonçons les manifestations de violences et les dégradations dans les rues. Elles créent des dommages et situations de danger inacceptables qui vont contre l’appel des habitants dans cette affaire : « Personne ne peut être au-dessus de la loi ! »

Continuons à écouter l’appel au calme des habitants de nos quartiers. La violence ne fait pas avancer la justice et dégrade l’image de nos quartiers. Nous la condamnons, d’où qu’elle vienne, et réaffirmons notre engagement à appeler chacun au calme. La justice doit être faite, être vigilant doit se faire de manière pacifique.thumbnail of 2017-02-08-CP-Theo

Des habitants luttant contre l’homophobie arrêtés à Aulnay-sous-Bois!

Hier soir, des habitants qui informaient contre l’homophobie, ont été arrêtés par la police municipale. Ils collaient avec du scotch repositionnable des affiches annonçant la tenue d’une réunion publique contre l’homophobie le 8 décembre à Aulnay-sous-Bois salle Dumont. Huit policiers municipaux armés de flash-balls, ont appréhendé et emmené au commissariat de la police nationale cinq habitants après les avoir fouillés.

Les agents municipaux, sans préciser la nature du délit éventuel, ont demandé à plusieurs reprises qui était membre de l’association invitant sur l’affiche à une soirée consacrée à l’homophobie. Les stocks d’affiches annonçant cet événement, qui manifestement ne plaît pas au maire Bruno Beschizza, ont été confisqués et ont été qualifiés d’« objet du délit » (sic) par la police municipale.

Les policiers municipaux étaient clairement mandatés par le maire, comme l’a souligné un policier national, après des manifestations de lassitude envers les policiers municipaux.

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Arrêté anti-affichage : censurons l’homophobie, pas la prévention !

L’association Vivre Mieux Ensemble refuse qu’Aulnay devienne le symbole de la discrimination.

Dans une ville qui souffre trop souvent d’une image négative, le nom de notre commune a encore été associé à une opération de communication politicienne dégradante. L’arrêté anti-affichage du maire provoque un climat de rejet et d’exclusion homophobe. Rappelons que l’homophobie conduit à de nombreuses agressions et constitue l’une des principales causes de suicide chez les adolescents.

Nous refusons que notre ville devienne le symbole de la discrimination ! Nous proposons donc une soirée contre l’homophobie le jeudi 8 décembre 2016 à 19h30, à Aulnay-sous-Bois (salle Dumont, parc Dumont, face à la gare RER). Nous devons porter ensemble des actions fortes pour faire cesser ce climat homophobe, cause d’insécurité.

En guise de symbole, nous avons décidé de censurer l’image du maire sur tous les panneaux municipaux de la ville :

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